Je ne sais pas ce qui se passe au juste. Autant il était impératif pour moi cette dernière année d’écrire ce carnet, autant toute volonté d’écrire a disparu depuis deux semaines. S’agit-il de l’après expo qui se manifeste ainsi? Chose certaine, j’allais écrire apéritif au lieu d’après expo. Drôle de lapsus! Je ne suis donc pas à la fin d’un projet ou en panne?
Je suis tout simplement arrivée à l’apéro d’une nouvelle entreprise.
L’écriture, quel merveilleux moyen d’observation qui a réponse à tout.
samedi 21 juin 2008
À la prochaine! ????
Publié par ANNICK GAUVREAU à 06:06
lundi 16 juin 2008
mercredi 28 mai 2008
"La première qualité d'un créateur, c'est le courage. Le courage d'affronter le scepticisme, le conformisme et, finalement, la jalousie". Claude Allègre
Publié par ANNICK GAUVREAU à 20:47
mardi 25 mars 2008
TÉLÉGRAMME
CHERS LECTEURS/STOP/EXPOSITION EN PRÉPARATION/STOP/PAUSE TEMPORAIRE/STOP/DÉSOLÉE/STOP/DE RETOUR BIENTÔT/STOP/SALUTATIONS/STOP/ANNICK
Publié par ANNICK GAUVREAU à 21:17
mardi 1 janvier 2008
BONNE ANNÉE!
Les débuts d’année sont pour beaucoup d’entre nous un temps de résolutions, de promesses et de projets. Pour ma part j’ai projeté pour la prochaine année, de faire un exercice de style et un acte de foi envers Je-ne-sais-quoi. Je propose d’écrire un roman à épisodes sur le Web, mettant à contribution ma fervente imagination, et en vedette… Je-ne-sais-quoi encore. L’avenir nous le révèlera. Je ne peux dire à quel rythme j’écrirai et encore moins à quelles fréquences je publierai les épisodes, mais je choisis de faire confiance en l’expérience du vide plein de riens, source infinie d’inspiration, de création et de félicités.
On m’a déjà dit :
La foi se développe à l'infini.
On évalue toujours notre foi à l'auge des épreuves passées. À ce moment, elle nous semble grande. Mais quand on l'évalue à la lumière des défis présents, elle semble toujours insuffisante!
Justes paroles pour décrire cette sensation qui me gagne au moment même où je m’engage dans cette nouvelle aventure devant vous.
Cette même personne m’avait répondu un jour au sujet d’une de mes fréquentes questions sur le bouddhiste :
Dans la plupart des cultures humaines traditionnelles, la chevelure est un symbole de vie mondaine. Pour les moines bouddhistes, se raser le crâne constitue un acte de détachement face à ces préoccupations.
Hi! Hi! Vais-je devoir en arriver là pour m'affranchir totalement et pêcher dans le vide et y attraper le poisson.
Ceci dit, s’il vous plaît, soyez indulgents face à mes expérimentations.
Merci!
P.-S.
Pour les suivre, cliquez sur ROMAN FANTASTIQUE À ÉPISODES (colonne droite de l’écran) ou rendez-vous à l’adresse électronique suivante http://www.annickgauvreaupropose.com
Publié par ANNICK GAUVREAU à 06:36
mardi 16 octobre 2007
Un créateur parle
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L’Ombre s’éveille dans la mer
A. Gauvreau 2004
8’’x 6’’1/8
J'ai eu beaucoup de pression pour signer mes oeuvres.
Au début je refusais catégoriquement de les signer, trouvant que ce griffoulli (le mien bien entendu) était peu révérencieux envers l’œuvre. Je pensais également qu'il valait mieux pour le regardeur qu’il savoure les oeuvres par les sens, qu’il consente à ressentir plutôt que les apprécier en référence à l'artiste. Mais la raison initiale de ma réticence à signer les œuvres, est que la plupart du temps j’ai le sentiment que ce n'est pas moi qui crée. Je m'explique, en autant que je peux le faire. Évidement je sais bien que c'est moi qui réalise l’œuvre mais j'ai l'impression profonde que le motif du geste part d'un je ne sais où qui m'est totalement étranger. On dit de l'inconscient : ‘’C’est ce que je sais, mais que je ne sais pas que je sais, mais qui est là et qui agit''. C'est probablement la cause. Mais ce sentiment est si fort et si présent que je l'ai nommé JE-NE-SAIS-QUOI et que je m'en suis fait un fidèle ami. Il paraît que mon imaginaire est productif aux dires de ceux qui m'entourent, il faut croire qu'ils ont raison.
Cet entêtement créait une telle insécurité autour de moi que je décidais...
Jeudi, le 21 0ctobre 2004
Le machin qui tenait debout le petit cadre ''L'ombre s'éveille dans la mer'' s'est brisé. L’humain veut que je signe, je vais signer officiellement ce soir. J'ai un grand A en bois de 6'' de haut. Je vais le peindre noir et le recouvrir de paillette. Je le collerai derrière en guise de béquille et je vais signer au stylo doré Gauvreau à côté.
Béquille, béquille humaine? Le nom est la béquille humaine? C'est l’ego? Hi! Hi! C'est rigolo comme propos.
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Depuis pour ne pas ébranler le domaine des marchés de l'art, les artistes, les galeristes, les acheteurs et leur plus-value, je les signe à l'arrière. Satisfaisant du même coup mes préférences et celles de mes congénères. J'ai pu constater en vieillissant qu'il n'est pas nécessaire de perdre la tête pour avoir raison, qu'il n'est pas nécessaire à tout coup de faire valoir ses opinions, qu'on ne les perd pour autant, et qu'un peu d'humour concilie bien des batailles... d'énergie. L'énergie étant une source précieuse à protéger pour l'avenir, le mien et celui des autres, comme tous (les artistes professionels en particulier) semblent le dire depuis quelque temps.
À la prochaine
Publié par ANNICK GAUVREAU à 06:57
lundi 15 octobre 2007
MOI *
Mon ego est composé de multiples facettes que je nomme affectueusement mes petites personnalités. J'aime bien leurs donner un nom et un prénom. C'est mon processus créatif d'introspection. Je suis tout à la fois timide et audacieuse, peureuse et courageuse et j'en passe.
Tout comme j'ai pu constater que chacun de mes sens semble emprunter le médium qui lui convient le mieux pour exprimer sa propre nature, mes petites personnalités font de même. De nombreux facteurs interviennent dans l'acte de créer.
J'ai constitué un conseil d'administration de mon ego et la raison se manifeste à travers nos assemblées d'affaires. Les propositions y sont présentées, discutées et passées aux votes.
hi!hi! Sachez que je suis tout à fait fonctionnelle en société.
* Annick Gauvreau est le nom que l'on donne à ce qu'on ne sait pas qui est.
Publié par ANNICK GAUVREAU à 08:00
dimanche 14 octobre 2007
État de réceptivité d'une lectrice
je viens de lire '' De peinture et de langage ''. J'ai le réflexe d'écrire un carnet de création. Je parle de réflexe parce que ce geste naît d'une pulsion d'écrire (spontanée et affranchie). Parfois quand je suis en période de création, ce mécanisme s'installe bien malgré moi, de jour comme de nuit. À l'occasion d'exposition, je joins parfois des extraits de mes cahiers de notes à certaines oeuvres, non pas dans le but d'expliquer mais parce que je ressens que le texte est partie de l'oeuvre. Le regardeur est libre de s'y attarder. J'ai eu à quelques reprises des commentaires à l'effet que l'art ne s'explique pas. Je suis une personne sensible aux couleurs, aux formes, à l'espace, à la musique et aux mots et toutes ces sensibilités s'entremêlent sans mon accord ou mon désaccord. Je les laisse s'exprimer sans entrave.
Vous écrivez que le choix du médium est déterminant. J'en conviens et j'ai pu constater que chacun de mes sens semblent emprunter le médium qui lui convient le mieux pour exprimer sa propre nature sensuelle sans nécessité de calculs savants pour se dévoiler. Chacun d'eux, dans leur expression, offre une nouvelle entrée, un nouvel état de réceptivité aux spectateurs.
''La peinture c'est la matière et le mouvement. Elle est le contraire de la mise en forme d’idées qui exigent commentaires et explications alors que née des sensations, elle doit, sans détour, stimuler l'émotion d’abord et non la pensée exclusivement. Si l'organisation de l'œuvre découle de longues réflexions ou de calculs savants, quand bien même, elle serait contrainte par des règles précises et procédant d'un acte volontaire, elle naît de l’intervention corporelle et sensorielle d’un individu et, le sujet de l’œuvre est, d’abord et avant tout, les traces des actes que l’artiste laisse transparaître. Sorti de là, nous ne sommes plus dans le domaine de la peinture mais dans celui de l’esthétique ou de la décoration et le choix du médium est déterminant.'' H.B.
Un collectionneur m'a déjà expliqué qu'il n'est pas bon de s'éparpiller dans la forme, que les collectionneurs n'aiment pas ça et il m'a suggéré de rester dans le même créneau.
Créneau: synonyme, meurtrière. (Pas question que je suive cette voie là)
''l'artiste fut enfin autorisé, sans détour ou sans subterfuge, à créer son propre univers, à proposer sa propre vision du monde et des choses, sans référant autre que lui-même.'' H.B.
Merci de partager vos connaissances et vos convictions et de me permettre de partager les miennes.
Au plaisir!
Annick Gauvreau
Publié par ANNICK GAUVREAU à 07:29
lundi 10 septembre 2007
Lecture à voix haute
H.B. = Henri Barras = Habile Bulbe *
* Bulbe: Organe de réserve souterrain de certaines plantes
Publié par ANNICK GAUVREAU à 13:14
dimanche 29 juillet 2007
Pourquoi un blogue
J’ai reçu hier par courriel d’un correspondant: ‘’À quoi sert un blog?’’. J’y répondrai du point de vue personnel.
Au début de l’adolescence mes lectures favorites étaient les gros dictionnaires et les encyclopédies, tout comme enfant elles étaient Le Petit Larousse illustré. Ma mère en possédait plusieurs, des Quillet et des Larousse. J’ai conservé précieusement depuis, deux tomes. Ils étaient tout noirs, comme des immenses missels, et ils pesaient une tonne. J’avais à chaque fois l’impression de transporter et d’ouvrir les Livres de la Connaissance de Merlin l'Enchanteur, et chaque voyage était à la fois riche de savoirs et de représentations, terrains fertiles à mon imaginaire déjà très présent. Ma mère, en laissant traîner ses encyclopédies, m'a donné beaucoup d'autonomie dans mes apprentissages. Je n'aimais pas l'école parce que je trouvais les journées longues et je ne comprenais pas pourquoi apprendre servait à être évalué. Les encyclopédies étaient de bons professeurs, jamais ennuyants, puisque j'y cherchais toujours l'information pertinente du moment, donc nécessaire et utile, et elles ne m'évaluaient jamais en retour. J'avais de la difficulté comme il m’arrive encore parfois aujourd'hui à dire ce que j'avais compris. J'avais intégré la lecture. Je savais ce que j'avais acquis mais je ne savais que difficilement l'expliquer à d'autres. Le désir d’offrir ce que j’avais ingéré était très présent mais laborieusement réalisable.
Il y a deux ans on m’a répondu alors que j’expliquais à mon interlocuteur cet obstacle à la communication : L'important, c'est d'avoir compris. Lorsque vient le temps de transmettre à d'autres, si la conceptualisation formelle n'est toujours pas là, le langage poétique peut s'y substituer et souvent avec beaucoup plus d'efficacité.
Cette réponse m’a encouragée à risquer davantage l’expression de mes perceptions par le biais de mes facultés créatives. Oser le partage de mes idées, de ma culture mais en particulier oser ressentir et vivre, donc s’accomplir.
Une des principales barrières à Être fut pour moi jusqu’à très récemment la peur d’être catalogué d’anormal.
Il y a une ou deux semaines une copine me disait que j’étais atteinte de folie ordinaire. Sans même savoir à quoi elle faisait référence, j’ai senti un grand soulagement à ses dires. Ce qui m’habitait était qualifié de commun voir même de banal, alors pourquoi ne pas respirer pleinement.
Monsieur Henri Barras, à son insu, a été le catalyseur de ce désir de tenir un carnet de création sur le Web. Par ses textes et ses propos, il a agrandi encore plus cet espace que je nomme ma grande cour de récréation. Cet endroit sans code social et éducationnel où tout est permis et rien n’est interdit dans le respect absolu de l’autre.
Je ne sais pas quelle direction prendra ce blogue. Ce que je sais, c’est que ce champ virtuel est une grande toile sur laquelle je peux m’exprimer à la manière qui m’est propre.
Je fais confiance en l’expérience…en lâchant prise sur les ''qu'en dira-t-on'' et sur la performance.
Un jeu s'offre à moi, celui des sens et de l'intuition. Le jeu consiste à faire confiance en l'expérience du non-connu, d'autres le nommeront la foi.
J’aime jouer.
J’allume donc mes lumières intérieures.
Publié par ANNICK GAUVREAU à 09:39
samedi 28 juillet 2007
Épilogue du matin
Publié par ANNICK GAUVREAU à 13:09
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