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mardi 29 avril 2008

Les talents de Johanne Mitchel

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J’ai reçu ce matin, suite à un mot de remerciement envoyé à l’artiste infographiste qui a créé le magnifique carton d’invitation de mon exposition et l’affiche, ce qui suit. J'ai été si touchée et émue par ses propos qu'avec sa permission, je les partage.

Chère Annick!

Quel plaisir que de recevoir ce beau mot de remerciement!

Je voulais vous envoyer un petit mot dimanche après le vernissage mais je n’osais pas vous écrire, je me sentais un peu comme une fouineuse ou une « incrustée » comme dit toujours ma fille.

Mais je tenais à vous dire « Bravo » milles fois pour cette ingénieuse exposition qui amuse, intrigue, surprend, fascine et éblouit.

Toutes ces petites choses, parfois anodines, qui prennent un sens logique mais aussi inattendu et magique une fois fusionnées entre elles nous rappellent nos précieuses collections de petits objets d’enfants qu’on cachait soigneusement dans notre tiroir du haut.
Ces astucieuses petites constructions me ramènent le souvenir de l’inestimable coucou qui cachait mille merveilles. Les petits personnages qui sortaient rarement de leur minuscule maison, le petit oiseau qui chantait à heure fixe, les objets étranges qui le décoraient ; branches, feuilles, tête de chevreuil, balancier en forme de feuille d’érable en chocolat battant le tempo de nos longues journées d’enfance et les fameuses cocottes en fonte qui se dandinaient au bout de chaînes interminables et attiraient inévitablement les petites mains et les pattes de minou…

Merci de donner aux visiteurs la chance de s’arrêter. S’arrêter enfin un moment pour découvrir les petites cachotteries. S’arrêter pour prendre le temps de démystifier le sens secret des objets qui ont pris du temps à être créés. S’arrêter pour partager un peu cette douce et belle folie. S’arrêter tout court! Ce qu’on ne fait plus de nos jours.

Bravo Annick!

Johanne Mitchel

vendredi 11 janvier 2008

Les refrains des parents

Finalement, certains rengaines servent à quelque chose quand la chanson est bonne.

Ma mère répète souvent une phrase, héritage des sœurs du couvent où elle a étudié : ''Parlons le français et parlons le bien''.

Je m'efforce à mon tour de transmettre le mieux possible ce legs.

vendredi 28 décembre 2007

En 2007 un petit ange est né.


Il est temps de la présenter.

Ma petite fille Carolane.

jeudi 6 décembre 2007

Fantasia, hommage à Disney

A. Gauvreau 2006
14’’1/4 x 8’’1/2 x 4’’

Oeuvre musicale jouant ''Légendes de la forêt viennoise''

(Johann Strauss Jr.)

(mécanisme en métal à manivelle)

samedi 1 décembre 2007

Je vous salue, Marie...


Boîte à musique jouant ''Bonne fête''
(bouton électronique)
A. Gauvreau 2004

HOMMAGE À MARIE BOYER, ma belle-soeur.
Femme d'affaires, fille, épouse, mère et grand-mère accomplie

samedi 10 novembre 2007

Terre promise


A. Gauvreau 2007
19’’x 26’’1/8
+
La vie, c'est comme une dent

D'abord on y a pas pensé

On s'est contenté de mâcher

Et puis ça se gâte soudain

Ça vous fait mal, et on y tient

Et on la soigne et les soucis

Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie

Boris Vian


Monsieur Henri Barras est décédé à Montréal, le 6 novembre 2007, à la suite d'une longue lutte contre la maladie. Merci d'avoir vécu si généreusement.
+
Cher Monsieur Barras, enchantez le ciel comme vous avez su si bien le faire ici bas pour moi. Avec toute mon affection, Annick

samedi 3 novembre 2007

L'union fait la force



* CADAVRE EXQUIS: jeu surréaliste consistant à composer collectivement une phrase en écrivant un mot sur un papier que l'on plie avant de le passer au joueur suivant qui doit inscrire un autre élément de la phrase. LE PETIT ROBERT

LE FEU SACRÉ

video

Détail du totem

30 septembre 2004

I. La première toile est terminée. Elle met en scène un orignal et un épervier. Ils sont amis et voyagent ensemble. Ils vont dans la même direction.

L'épervier est-ce un messager comme le faucon?

La deuxième toile s'annonce déjà. J'ai hâte de la commencer.

Le mot abénaqui Késsinnimek veut dire "famille".

C'est un totem Abénaki qui se dresse, en mémoire de la grand-mère de mon père.

''Un groupe d’Abénaquis vivait près du grand lac St-François et la famine durait depuis lontemps. Un Abénaqui se couvre d’écailles et se tire à l’eau, après il y a eu plein d’esturgeons dans le lac.''

C'est une belle légende.

....

IV. Je vais installer une lumière dans le totem, un feu de camp au milieu des montagnes. Des indiens sans feu, c'est comme un chat sans moustache

9 octobre 2004

J'ai presque terminé la dernière toile. J'ai vécu quelques manques de confiance, le hibou ne se présentant pas du tout comme prévu. J'étais déçue. Mais j'ai trouvé un tube de couleur pour le bout de ses ailes qui a dissipé complètement ma déception. Chaque toile est si colorée et si chargée que j'ai eu peur qu'elles ne marchent pas ensemble. Claude a dit: ''Arrête de t'inquiéter, les toiles de ton père auront les couleurs intermédiaires qui créeront le match parfait''. J'ai décidé d'y croire sinon j'aurai eu de la difficulté à continuer. J'ai travaillé toute la journée. Je suis contente du résultat puisque malgré mes réticences, j'ai suivi Je-ne-sais-quoi. Je verrais demain ou quand j'aurai tout à fait terminé si j'aime l'œuvre.

Marcher : Marquer, imprimer le pas.

Pas de deux…?

lundi 17 septembre 2007

Mon frère est aussi un créateur mais pour l'instant il est occupé ailleurs.


HOUBA!…HOUBA! HOUBA! Une boîte à musique pour Tintin
A. Gauvreau 2005
10’’1/2 x 15’’1/2 de diamètre

ÉTÉ 2005

Je suis contente de la boîte.
Je ne sais pas comment l'appeler.


Elle me fait penser à mon frère* qui fut un amoureux du roi Babar tout petit, puis en grandissant, un fanatique du Marsupilami et un passionné des pistolets de cow-boy, avant de devenir un fervent admirateur de Bob Morane et j'en passe.

Je pourrais l'appeler ''Une boîte à musique pour Tintin* ''. C'était dans la famille le nom de mon frère Martin* qui fut bien sûr un ardent lecteur de Tintin aussi.

Mon frère était un jeune garçon plein d'enthousiasmes*. HOUBA!…HOUBA! HOUBA!

* ¸Reportage réalisé par Martin Gauvreau et Guy Parent (production RADIO-QUÉBEC) sur un petit café communautaire, le ''Café Le Braque'', dont j'ai été tout comme mon frère une membre active et enthousiaste. Il a existé de 1972 à 1976 à Dorion (Québec) et il comptait plus de 300 membres.

jeudi 16 août 2007

Mémoire affective


Hommage à Jean-Paul, l’homme hibou vivant
A. Gauvreau 2003
18’’x 15’’

Vendredi 3 janvier 2003
12heures07
Je pense à tous les animaux, aigles, hiboux, chevreuils, oies blanches que Jean-Paul a peints. Il avait accès au monde imaginaire comme moi.
Jean-Paul est là, il me berce aux chants des tam-tams. C’est bon.

15heures43
Je viens de terminer un ? . Je voulais faire un aigle qui a tourné en hibou puis en Je-ne-sais-quoi. Claude l’a vu et a dit : « C’est un renard qui vole ». Alors va donc savoir ce que c’est. Chose certaine, ça vient du monde imaginaire.

Moi, je crois que c’est un homme hibou vivant.


Jean-Paul Riopelle
Photo : Basil Zarov

lundi 6 août 2007

Hommage à nos trente ans de vie commune

Il y a quatre ou cinq ans, alors que mon mari devait être honoré dans la profession qui est la sienne (courtier en assurances de personne), un de ses confrères m’avait téléphoné pour me demander quelques considérations à son sujet. La tâche n’étant pas simple, Claude étant une légende en tout point, je demandais un temps de réflexion pour répondre. J’écrivis donc par la suite le courriel qui suit à ce monsieur.

Cher Réal,

comment raconter Claude sans parler de son goût du risque et de sa passion pour la vie sous toutes ses formes. Qu’il s’agisse de course de motos sur piste, transformée avec l’âge ou le retour d’âge, dépendant du point de vue, en ‘’smooth’’ promenade de moto sur route du genre ‘’La balade de malades’’ à laquelle il a participée l’été passé (Les Cèdres - Manic 5 en à peu près 22 heures consécutives sans dormir) ou qu’il soit question de ski déchaîné, de planche à neige frénétique ou de son dernier engouement, la peinture sur toile, tout est imprégné de joies, de plaisirs, de rires, de volonté, d’ouverture d’esprit et bien sûr de performances.

Claude est également un homme de planification et il n’hésite pas à organiser un voyage à Daytona pour lui et ses copains bikers, en cordant comme des sardines 14 motos dans la van d’un de ses clients et les conducteurs de la même manière dans des voitures.

J’ai souvent eu l’impression au cours de nos premières années de vie communes d’être un cow-boy attaché à une corde et traîné à l’arrière de son cheval fougueux, la face dans le sable. Mais quels moments exaltants, je n’ai jamais souhaité lâcher cette corde. Aujourd’hui je préfère (l’âge l’exigeant également) être derrière lui sur ma selle ou rester à la maison attendre son retour pour écouter les récits palpitants qu’il rapporte.

Son slogan préféré : ‘’Vaut mieux essayer et se tromper parfois, que de ne rien faire et avoir toujours raison’’. Ce qu’il pratique quotidiennement avec beaucoup d’enthousiasme.

Quel fût ma surprise il y a un an et demi, quand j’eus recommencé à peindre après plusieurs années, de l’entendre manifester son goût d’essayer lui aussi. Du désir à l’action le jour même, il m’a fait découvrir un
artiste puissant, plein de talent et de vigueur. Il ne cessera jamais de m’étonner avec sa force de caractère, son courage, sa volonté, son efficacité, son énergie légendaire et sa grande intensité.

Tous ceux qui l’entourent, savent qu’il ne laisse jamais sans support ou sans issue un dossier qui touche sa famille, ses amis ou de ses clients. À nos deux filles qui récriminaient parfois sur son écoute active, je répondais : ‘’Votre père est un homme de solution’’. J’aurais dû préciser : ‘’…un homme d’amour et de solution’’. Claude possède une grande générosité de cœur et j’en ai été bénéficiaire et témoin à plusieurs reprises, ses enfants également.

Claude possède une curiosité affûtée et un goût d’apprendre qui le mène au premier rang des spécialistes en gadgets technologiques. Au grand désespoir de sa femme qui ne peut plus allumer le téléviseur sans son assistance, ce qui le rend bien sûr indispensable, Claude étant évidemment un grand chevalier des Dames.

Il s’adonne à l’activité physique, s’intéresse à la politique internationale, aux dernières découvertes scientifiques et j’en passe, la liste de ses intérêts serait trop longue à dresser.

Quand Claude a voulu jardiner, il a fallu un truck de terre pour satisfaire son désir de cultiver. C’est un homme qui voit grand et beau.

Claude est chaleur, énergie, force et puissance, assurance (c’est le cas de le dire), audace, bravoure, cœur, détermination, persévérance, loyauté, intrépidité, vaillance, innovation, aplomb, nouveauté, audace, aventure, décision, houle, agitation, beauté, secours, soutien, douceur et amour.

J’allais oublier de te dire qu’il réussit avec succès à peu près tout ce qu’il entreprend, sauf exception fait du dressage de son chien Lancelot qui fut un total désastre, que Dieu lui pardonne. Et qu’il choisit parfois le calme et la tranquillité en roupillant devant une bonne pièce de théâtre. hi!hi!hi!

Je crois que j'aurais dû ajouter qu'il est un grand guerrier Jedi et pour paraphraser le célèbre maître Jedi Yoda dans ''La guerre des étoiles'' : ''Le Jedi se sert de la force pour la connaissance et la défense, jamais pour l'attaque''.

Et pourquoi pas: ''Par l'étude et l'effort constant toujours meilleur est le Jedi''.

hi!hi!hi! dit la souris, mon histoire est finie.

mercredi 1 août 2007

Rectifications

Je crois que le professeur dont il est question plus bas se nommait Noirot, Philippe de son prénom, mais je n’en suis pas sûr. Ce doute m’est venu ce matin. J’ai consulté alors un ancien bulletin mais sa signature n’est pas claire non plus. À la lecture du dossier scolaire j’ai pu voir également que l’évaluation en histoire de l’art était trimestrielle plutôt que mensuelle. Il faut me pardonner, j’avais 12 ans, j’en ai maintenant 52. L’impression reçue de ces deux personnages n’en est pas moins amoindrie.

mardi 31 juillet 2007

Suite...



Il faut rendre à César ce qui appartient à César.

Un sentiment de gratitude qui n’est pas exposé est comme une œuvre d’art reléguée au placard, appauvrie et stérile.

Monsieur Poirot


L’astéroïde B612
A. Gauvreau 2003
15’’1/2 x 19’’1/2


Il serait ingrat de ma part de passer sous silence un autre de ces professeurs significatifs qui ont embelli mon parcours d’étudiante, Monsieur Poirot. Il ne sera pas le seul Poirot d'autre part à capter mon intérêt, les livres d’Agatha Christie étant également un lieu de prédilection de ma jeunesse en quête d'intrigues comme toute bonne adolescente que je fus.

Comme il était de mise au collège d’étudier l’histoire de France, ce monsieur en toute perspicacité pour les esprits créatifs de la classe et pour les manuels pour qui l’apprentissage passe par la main plutôt que par les méninges, nous avait invités à construire la maquette d’un camp romain avec comme toute référence les bandes dessinées d’Uderzo et de Goscinny, Astérix. Quel moment inoubliable de réalisation collective !

Cher Monsieur,


je n’ai pas oublié non plus les moments privilégiés où nous répétions avec vous des extraits du Petit Prince de Saint-Exupery. Vous aviez fait de moi une fleur unique au monde.

‘’Ça c’est, pour moi, le plus beau et le plus triste paysage du monde. C’est le même paysage que celui de la page précédente, mais je l’ai dessiné une fois encore pour bien vous le montrer. C’est ici que le petit prince a apparu sur la terre, puis disparu’’. (Extrait de la dernière page du livre Le Petit Prince de Saint-Exupéry)

Monsieur Poirot vous avez été de ceux qui ont fait cette différence.

Merci Monsieur Poirot

Perle d'enseignante



J'ai écrit précédemment que je n'aimais pas l’école. Mon type de personnalité s’y agençait mal. J’y reviendrai peut être ultérieurement. En ouvrant les yeux ce matin, un souvenir bon et chaleureux m’est apparu. Celui d’une petite pièce au dernier étage d’une grande maison de la rue Le Boulevard à Westmount, de sa lumière tamisée et des dizaines de merveilles du monde qui étaient projetées sur ses murs chaque semaine. Nous avions au début du secondaire dans cette grande maison qui fut mon école, un cours d’histoire de l’art. Une femme nous enseignait. Ces moments avec elle furent les plus beaux souvenirs de cette époque au collège. Elle fermait les lumières, laissant toute la place à cet écran et à son discours. Elle nous amenait au Parthénon ou au Panthéon aussi facilement que si elle nous avait préparé une tartine de miel. En plus d’éveiller mon attention, elle avait provoqué un intérêt pour les études qui m’était jusqu’alors pratiquement étranger. Elle offrait chaque mois au meilleur élève une grande affiche sur laquelle était reproduite une toile de grand maître. Je n’oublierai jamais le jour où j’ai rapporté chez moi La jeune fille à la perle de Vermeer, et que je l’ai installé au mur de ma chambre à coucher. Je portais en moi non seulement le sentiment d’avoir réussi mais je me réjouissais de pouvoir dorénavant goûter, tous les jours, l’une de ces délectables merveilles du monde. Elle semblait à peine plus âgée que moi, accessible dans toute sa splendeur. Aucun gain ne pouvait mieux récompenser mon application des 30 derniers jours.

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